07.06.2007
XAVIER RUDD "Food in the Belly"

Les succès de Ben Harper et Jack Johnson ont ouvert la voie à une multitude d'artistes d'inspiration folk. Xavier Rudd, un garçon un tantinet bohème, révolté sans être rebelle, surfeur à ses heures perdues, défenseur de causes nobles comme la défense de la nature et la valorisation de la culture aborigène, en fait partie. Polyinstrumentaliste, ce clône de Kurt Cobain (en plus mal rasé et plus cool) joue aisément de la guitare, de l'harmonica, du djembé, du banjo, du piano, du sledge guitar et du didgeridoo, instrument traditionnel des aborigènes (qu'il a appris durant sa jeunesse grâce à un aspirateur). Peu connu sous nos latitudes, il a pourtant très vite acquis une réputation de joueur live dans les différents festivals australiens et nord-américains. Il sort un premier album en 2002 qui ne connaîtra pas un succès retentissant. C'est seulement à partir de 2004 et "Solace" qu'il va susciter un engouement critique et public en s'inscrivant comme l'une des vingt meilleures ventes d'Australie. Nos oreilles occidentales n'ont pas encore vent des mélodies de Xavier Rudd. Mais, en 2006, le mal est réparé avec la parution de "Food in the Belly" (initialement sorti en 2005). Dès le single inaugural "Let me be", le ton de l'album est donné : une musique enjouée, sans prétention, désinvolte avec des refrains entêtants. L'une des particularités de Xavier Rudd est sa recherche perpétuelle du sens du rythme. Il arrive à le trouver au coin d'une guitare agile ("Messages"), d'une cithare au tempo lent ("Pockets of Peace"), d'un pied qui bat la mesure ("Fortune Teller"), de grelots ("The Mother") ou de djembés et de didgeridoo pour un instrumental "Mana". Au-delà de l'originalité des sonorités, il ne néglige pourtant pas dans ses paroles (qu'on peut trouver un rien facile) les valeurs qui lui tiennent à coeur comme la sauvegarde de la planète dans "The Mother" ("Ooh yeah she breathes good luck, Mother Earth, Mother Earth, She breathes good luck") ou dans "Energy Song" ("These trees i have known now for years, Help to contain my fears"). D'autres thèmes comme la famine dans "Famine" ou les perturbations dus à la guerre dans "Generation Fade" ou "Connie's Song" sont également évoqués. Ces discours sont enveloppés grâce à la musique, dans une veine bluesy, d'un écrin d'optimisme qui doit nous pousser à agir positivement. Même si la comparaison est inévitable avec ses aînés et / ou contemporains, nous ne pouvons que nous incliner devant le talent indéniable de cet artiste australien. Et puis l'été se profile doucement : "Food in the Belly" en sera la bande-son idéale.
XAVIER RUDD "Food in the Belly" (2006)
Label | SaltX Records
Pays | Australie
Durée | 51:51
Lien | www.xavierrudd.com
Live "Fortune Teller" à Melkweg
11:26 Écrit par SideMusic dans COUP DE COEUR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |
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Commentaires
White Moth La bande-son idéale pourra désormais être complétée avec le tout nouvel album de Xavier Rudd, « White Moth » sorti ce lundi et d’excellent facture !!!
Écrit par : Nicolas | 07.06.2007
peacefull !! Bonjour,
Une chronique de White Moth sur ce site :
http://www.desoreillesdansbabylone.com/2008/03/xavier-rudd-white-moth-2008.html
Musicalement,
Ju.
Écrit par : Ju | 20.03.2008
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